Alimentation et innovation sociale: le Goût du changement, 9 octobre 2019

Grande foire annuelle des entrepreneurs alimentaires, Le Goût du changement est un événement qui met de l’avant les entreprises conjuguant innovation sociale et saine alimentation. Pour la 4e édition de cet événement, qui aura lieu le mercredi 9 octobre prochain, à Montréal, les organisateurs ont tenu à maximiser les échanges entre les créateurs d’innovation et autres acteurs de changement.

Le Goût du changement a été créé par Récolte, une organisation à but non lucratif dont la mission est de soutenir les innovateurs sociaux qui souhaitent changer nos systèmes alimentaires locaux. Dans le cadre de cet événement, les organisateurs invitent donc les citoyens à se réunir pour découvrir de nouvelles avenues, réseauter et développer des affaires en alimentation saine et durable.

Les éditions précédentes offraient également une séance de « pitch » de 90 secondes par entreprise en démarrage, mais cette activité a été écartée de la programmation cette année, de manière à laisser encore plus de place aux rencontres et potentielles collaborations.

Parmi les entreprises innovantes qui participent à la 4e édition de l’événement, en voici quelques-unes qui font partie de ce mouvement novateur, en voie de métamorphoser le système alimentaire québécois.

Les Jardins d’Ambroisie

Situés à Saint-Chrysostome, les Jardins d’Ambroisie sont l’œuvre des maraîchers Francis Madore et Mariève Savaria, qui ont choisi de miser sur l’agriculture biologique et végane, un mode de production qui implique qu’aucun fumier ou sous-produit animal n’est utilisé dans les champs.

Les deux maraîchers travaillent aussi activement à favoriser la régénération des sols. Car si l’agriculture biologique est un premier pas dans la bonne direction pour une alimentation durable, elle ne représente pas pour autant la seule et unique solution, soutiennent-ils.

« La certification biologique ne garantit pas une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et des pratiques efficaces contre les changements climatiques » explique Mariève. L’intégration de l’agriculture végane et d’autres pratiques favorisant la régénération des sols permettent d’atténuer encore plus l’impact environnemental de l’agriculture, en privilégiant notamment certains cultivars afin de capter davantage de carbone dans le sol.

Cette approche régénératrice est évidemment à la base de la pratique de Francis et Mariève et c’est justement ce qu’ils souhaitent transmettre aux participants avec leur présence au Goût du changement.

Nul doute que la régénération des sols est un sujet qui fera couler beaucoup d’encre dans les prochaines années, étant donné son importance dans le maintien de la biodiversité.

L’Atelier du goût

Initié par la nutritionniste et communicatrice gourmande Édith Ouellet, et le chef et consultant en écogastronomie Bobby Grégoire, l’Atelier du goût vise à « donner du sens à ce que l’on mange. » Par l’entremise de cours en ligne et d’ateliers participatifs, les « mangeurs » pourront ainsi mieux comprendre l’impact de leurs choix alimentaires sur l’environnement et les gens qui nous nourrissent, ici comme ailleurs.

« À l’Atelier du goût, on croit fermement que chacun.unes peut être un.e acteur.rice de changement pour améliorer notre environnement et nos communautés, soutient Bobby Grégoire. Nous sommes un projet collectif d’économie sociale à but non lucratif. Notre objectif est d’initier le changement par l’adoption graduelle de bonnes habitudes pour faire la transition écologique d’abord à l’échelle individuelle, puis en regroupant les mangeurs dans une communauté d’action qui s’autonomise et se développe collectivement par l’alimentation durable. »

Dans une optique d’innovation sociale et alimentaire, l’approche numérique (cours en ligne, balado, blogue…) permet de rejoindre un plus grand nombre de personnes et ainsi favoriser le développement d’une communauté sensibilisée, outillée et engagée. « Au-delà de nos contenus, on bâtit l’entreprise collective pour permettre à d’autres formateurs ou experts en alimentation durable d’avoir la plateforme nécessaire pour produire leurs propres contenus sous forme de cours en ligne ou autres formats, afin de faire bénéficier les mangeurs de leurs connaissances et savoir-faire » ajoute Bobby Grégoire.

Singa Québec

Le mouvement Singa est actif dans plus de 20 villes dans 10 pays différents dans le monde. Bien qu’ils soient indépendants l’un de l’autre, les groupes locaux poursuivent tous la même mission : créer des ponts d’échanges et de rencontres entre les personnes nouvellement arrivées et la société d’accueil.

Ici, Singa Québec a conçu le projet spécial Un rêve dans votre assiette qui vise à mettre sur pied un restaurant communautaire permanent, qui n’engage que des femmes nouvellement arrivées en tant que réfugiées. « L’idée est de créer un espace de rencontre pour créer des liens avec elles, explique Christophe Dubois, développeur et formateur du projet. On veut prendre le temps de discuter avec les femmes, de les écouter, de les laisser apporter leurs expériences, même si cela n’a rien à voir avec la restauration. »

Pour Singa Québec, il s’agit d’une première participation au Goût du changement, et donc une première opportunité de tisser des liens avec les différents acteurs en innovation sociale et alimentaire. « C’est une belle occasion d’échanger à propos de nos pratiques, exposer notre projet, et même de le mettre au défi, ajoute Christophe Dubois. On veut aussi s’impliquer et faire partie de cet écosystème d’innovateurs. »

Il ne s’agit ici que d’un mince aperçu de l’éventail des exposants qui seront présents à cet événement. C’est donc avec grande curiosité que je serai présente le 7 octobre prochain. Un événement fort pertinent pour tous ceux qui s’intéressent à l’innovation sociale et la transformation de notre système alimentaire !

SOURCE : Centdegres.ca

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